
La Journée des savoirs ouverts de Projet Collectif est un rendez-vous précieux, un ancrage fort pour notre travail à l’Opération veille et soutien stratégiques (OVSS). Ma collègue Léna Garreau et moi y avons vécu une journée particulièrement riche en rencontres, en découvertes et en réflexions, qui nous rappelle à quel point notre travail s’inscrit dans quelque chose de plus grand. Cet espace de connexion et de partage a été porteur d'espoir, particulièrement dans ce contexte social où les découragements se multiplient. Il est bien de se souvenir que nous sommes plusieurs à faire notre bout de chemin vers la transition et la justice sociale.
Chaque année, cet événement est pour moi une belle invitation à penser aux différentes formes de savoirs et à la manière dont nous les transmettons. Pour moi, ce fût une journée composée d’ateliers pratiques, d’espaces de perspectives croisées autour des savoirs issus du terrain et de la transmission orale des savoirs expérientiels et du lancement de Portes ouvertes, la toute nouvelle maison d’édition de Projet Collectif, qui permet d’une nouvelle manière d’ouvrir les savoirs. Avec sa posture collaborative et son offre d’accompagnement, cette nouvelle maison d’édition souhaite partir des savoirs du terrain afin de les transformer et de les valoriser en ressources collectives.
Si chaque moment a apporté sa pierre à l’édifice, l’atelier « Le fruit que tu crois voir : positionnalité, biais et savoirs situés », animé par Ingrid Enriquez-Donissaint du Studio Pre&ent, m’a profondément marquée. Cet atelier à la fois ludique et porteur de profondes introspections sur notre propre positionnalité m’a permis d’explorer mes propres biais et la manière dont ceux-ci peuvent s'activer dans des relations avec les autres. Je me suis par exemple demandé si j’offre aux autres un espace où toutes les réponses peuvent être accueillies et pas seulement celles que j’aimerais entendre. Mettre de la lumière sur ma positionnalité me permet donc de voir quelles activations systémiques sont en jeu dans mes liens avec les autres et d’être dans une meilleure posture pour déconstruire les systèmes d’oppression qui se reproduisent en moi. Une expérience éclairante, qui résonne en toute cohérence avec les travaux actuels de l’OVSS autour des perspectives décoloniales et des rapports de pouvoir.
Repartir de cette journée, c’est refaire le plein de perspectives croisées et de solidarité pour nourrir nos pratiques au quotidien.
Et comme j’ai envie de faire résonner cette journée pour qu’elle soit plus qu’une rencontre annuelle, je nous invite à continuer à réfléchir à la manière dont nous prenons en compte notre positionnalité et nos savoirs situés dans nos espaces de travail ou de collaboration.









