J’ai eu le grand honneur d’être invitée à déposer ma candidature à la cohorte Reliance portée par la Coop L’Ilot et la grande joie d’y être acceptée! Ce parcours d’un an nous « offre un espace soutenant pour expérimenter de nouvelles pratiques ou manières d’être dans le monde pour s’y engager en cohérence avec notre soi ». Les 1er et 2 octobre derniers, j’ai participé à une première session de groupe et j’ai rencontré les merveilleuses personnes qui composent le parcours cette année, soit des membres de l’équipe L’Îlot et les autres participant·es.
J’ai été touchée par cette première session de groupe en personne. La devise de ce parcours : « cultiver notre capacité à nous relier au monde pour mieux s’y engager »’ a résonné très fort tout au long de nos échanges. C’est ce qu’on a réussi : se relier à notre propre monde et aux autres à partir de nos plus authentiques vérités. J’ai été émue par l'engagement et l’authenticité des personnes réunies autour du cercle, par la générosité de leurs partages et de leur écoute. Rapidement, on s’est dévoilé dans nos forces et nos fragilités, tant personnelles que professionnelles. Rapidement, le groupe est devenu terre d’accueil pour nos défis et nos rêves les plus grands.
Par exemple. On a été invité à faire un exercice individuel où on devait réfléchir à nos peurs les plus profondes. Celles qui nous empêchent de prendre sa juste place dans le monde. Celles qui nous empêchent d’être soi-même. Les dévoiler à soi, puis les écrire. Sur des post-its. Qu’on a ensuite collé sur le mur. Sous notre prénom. Pour que ces peurs existent dans le monde. Puis, on a été invité à faire le tour. En silence. Des petites murales de post-its et de peurs partout dans la pièce. Une murale par personne. Accueillir la peur des autres.
J’ai peur de ne pas être assez, j’ai peur d’être trop. J’ai peur d’avoir honte. J’ai peur d’être brûlée. J’ai peur d’être pris pour une folle. J’ai peur de demander de l’aide, j’ai peur d’avoir besoin d’aide. J’ai peur de ne plus avoir envie d’avancer. J’ai peur d’être effacée, d’être écrasée. J’ai peur de parler trop fort. J’ai peur de perdre ma liberté. J’ai peur de pas avoir assez de ressources. J’ai peur que mes enfants vivent la même chose. etc, etc.
J’ai été frappé d’humilité et de solidarité. De constater toutes ces peurs que nous vivons en silence et dans la solitude. Toutes ces peurs qu’on partage en réalité. Les mêmes sortes de combats psychologiques qu’on traîne partout avec nous, au travail, dans la rue, à la maison, sans que cela ne paraisse de l’extérieur. L’absence d’espace ou de pratiques collectives pour échanger sur ces peurs. Pour les maîtriser ensemble et leur trouver des solutions, ensemble. Des solutions individuelles, certes, mais des solutions collectives et systémiques aussi.
Se relier dans la complexité.
Je vous tiendrai au courant de l’évolution de mon expérience Reliance!
À tout bientôt, après le 10 décembre!
Maria









